fatigue est certainement l’une des raisons qu’on pourrait avancer pour justifier la deuxième défaite du WAC dans cette Ligue1, samedi dernier face au Sporting (2-3). Mais au-delà de ce faux pas, il faut reconnaître que le club du président Koné Abackar dit Moïse Katumbi ne fait plus peur. Une baisse de régime due aux nombreuses défaillances constatées ça et là…

 

La défense se cherche

L’arrière-garde du WAC reste l’un de ses maillons faibles. Il n’y a qu’a jeter un coup d’œil sur le nombre de buts encaissés (18 au total en 16 matches) pour s’en apercevoir. C’est à croire que le vide laissé par Douegui Mala Jean (Joueur de Phoenix Rising USA) n’a pas été véritablement comblé. Du point de vue individuel, on ne pourra certainement pas reprocher grand-chose à Yaméogo Guy Serge et Koné Ibrahim, très souvent associés à Kouassi Diallo Romuald dans l’axe de la défense. Mais, c’est au niveau de leur complémentarité qu’il y a problème. Le manque de concentration, l’absence de communication et les mauvais replacements sont entre autres des déchets qu’ils traînent depuis l’entame de la saison. Mandjui Boris, le gardien de but transfuge de l’Asec qui avait donné des gages d’assurance lors de ces débuts dort aujourd’hui sur ses lauriers. Certainement à cause de l’absence d’un sérieux concurrent à ce poste. Il y a beaucoup à dire à son sujet…

 

Le manque de « génie » dans l’entrejeu

Il faut le dire, l’absence d’un milieu créateur fait défaut à cette équipe du WAC. La saison dernière, les Guêpes tenaient bien cette pépite en la personne de Diarra Babou. Un véritable meneur qui de par sa clairvoyance et son sens de placement avait grandement participé à l’excellent parcours de son équipe au terme de l’exercice 2016-2017. Confrontés à des problèmes administratifs, restés lettre morte jusque-là à la FIF malgré les preuves apportées par le club et le joueur, Diarra Babou n’a pu prendre part à ce championnat. Et son absence se fait durement ressentir. En vérité, le club n’a pas su anticiper pour combler ce grand vide. En effet, ni Ettien Kouakou qui a le bagage technique pour assurer à la perfection ce rôle, ni Diakité Aboubacar (Parti monnayer son talent sous d’autres cieux récemment) transformé pour la circonstance encore moins Nda Francis n’ont pu donner satisfaction. Reste maintenant à l’encadrement technique d’adapter à l’équipe un schéma qui puisse lui permettre d’évoluer sans un véritable patron dans l’entrejeu.

 

Une attaque en berne

Si la division offensive du WAC constituait l’un de ses points forts la saison dernière, force est de constater qu’au cours du nouvel exercice, ce compartiment de jeu a perdu en éclat. En effet, en 16 matches, le club du président Koné Abackar dit Moïse Katumbi n’a planté que 17 buts. Soit une moyenne de 1,06 but par match. Un bilan famélique qui traduit aisément l’absence de véritable « tueur » au sein de cette attaque du WAC. Zan Bi Roland, meilleur buteur du club la saison dernière avec plus d’une dizaine de buts à son actif ne compte que 5 réalisations en Ligue1. Appelé en renfort, Mofossé Karidioula affiche deux petits buts à son compteur. L’ailier de charme Ben Cheick Nahon n’a marqué qu’un seul but. Que dire de Diomandé Tidiane dont le compteur n’a pas encore été débloqué en dépit de tout l’espoir qu’il a suscité en début de saison. L’attaque du WAC est en manque d’efficacité. Ce, malgré les nombreuses combinaisons mises en place par l’encadrement technique. Le hic, on se demande ce que font encore sur le banc, la colonie nigériane recrutée à prix d’or lors du dernier mercato pour renforcer la division offensive. Seuls, Aby Yao et son adjoint Kablan Marcellin peuvent répondre à cette préoccupation.

V.Soumahoro